47 ans sur la colline du Parlement : rencontre avec le repère des médias
Une trentaine de sommets, une dizaine de visites royales, plus de 75 pays… Terry Guillon a été au cœur de la logistique entourant les événements politiques les plus importants au pays au cours du demi-siècle dernier. Peu connu du public, il est un homme hautement important pour les journalistes qui couvrent la politique fédérale. D’abord chef de la tribune de la presse pendant 37 ans, il est devenu l’éclaireur en chef des médias pour le bureau du premier ministre du Canada à l’arrivée de Justin Trudeau au pouvoir. Il a choisi de l'accorder à l’émission Les coulisses du pouvoir en marge du Sommet du G7 sur lequel il travaille depuis un an et demi. Déplacements, angles de caméras, son, lumière… Terry Guillon doit s'attarder aux moindres détails pour qu’un événement se déroule sans contretemps, et que tous les photographes obtiennent les images les plus importantes, la « shot », comme le dit l’éclaireur. Cela fait un an et demi que l’éclaireur en chef des médias, Terry Guillon, prépare en coulisse la logistique derrière le Sommet du G7 qui s’ouvre dimanche à Kananaskis, en Alberta. Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul L'accès des journalistes aux leaders mondiaux n’est pas le même aux quatre coins du globe... et Terry Guillon en est le premier témoin. Mais son expérience lui donne un avantage. Et par la bande, donne un avantage aux médias canadiens. Après 10 ans à occuper ces fonctions et 47 sur la colline du Parlement, certains aspects du travail deviennent plus faciles. Si son rôle l’amène à voyager et à visiter des lieux que le commun des mortels ne verra jamais, l’éclaireur compte ralentir la cadence prochainement. Il estime qu'il passe pas moins de 50 % de son temps à l'extérieur du pays. Chaque fois que le premier ministre doit faire un événement, que ce soit international, que ce soit domestique, on fait [du repérage] pour voir exactement où les médias peuvent circuler, combien de médias peuvent y assister
, explique Terry Guillon dans sa première entrevue en carrière.Ce n'est pas de contrôler l'information, ce n'est aucunement ça. C’est de contrôler physiquement comment les médias se déplacent
, explique-t-il. On fait ça pour les médias.

Accès inégal ailleurs dans le monde
Le plus difficile, c'est de tout le temps avoir à négocier, dit-il. Du côté domestique, c'est plus facile. On arrive à un endroit, on va nous ouvrir les portes la plupart du temps-là. Du côté international, c'est très difficile parce qu’on est seulement un pays parmi tant d'autres, donc il faut tout le temps négocier [pour avoir accès]
, explique-t-il en faisant référence au bassin de journalistes internationaux.[Les gens] voient que je comprends, donc ça m'aide et ils me respectent. Peut-être que mon âge me donne plus de respect aussi
, dit-il avec un sourire en coin.Premièrement, je vieillis, je suis plus "relax". Et puis, je m'impatiente moins, je sais mieux gérer ce que j'ai à faire. Et puis, les gens m'écoutent plus
, ajoute-t-il en riant.Je veux quand même mettre fin, un jour, à cette incroyable expérience que j'ai réussi à vivre. Il faut que je pense aussi à mon épouse. Ça fait 47 ans qu'elle est très patiente avec moi,
concède Terry Guillon.Je suis chanceux de voir ces endroits-là, mais je n'ai pas vraiment le temps de l'apprécier non plus. Un jour, j'espère retourner à plusieurs de ces endroits-là.
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